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Le ministère du Travail a dévoilé les résultats 2026 de l’index égalité professionnelle et les données sur les écarts de représentation. Malgré des résultats encourageants, les inégalités salariales entre les femmes et les hommes persistent. Pour les entreprises retardataires, il est encore temps d’agir.

Les résultats encourageants de l’index égalité et des écarts de représentation

Au 1er mars de chaque année, toutes les entreprises d’au moins 50 salariés doivent avoir calculé et publié leur index égalité professionnelle.

4 ou 5 indicateurs sont pris en compte selon votre effectif. Plus votre entreprise est performante sur les indicateurs, plus elle obtient de points, le nombre maximum étant de 100. Sachant que si le niveau de résultat obtenu est inférieur à 75 points, il est nécessaire de mettre en œuvre des mesures de correction et le cas échéant de rattrapage salarial.

Le ministère du Travail souligne une progression constante des résultats de l’index depuis sa mise en place en 2019 ce qui témoignerait de « l’efficacité du dispositif et de sa bonne appropriation par les entreprises ».

Ainsi, au 1er mars 2026, 83,5 % des entreprises concernées ont publié leur note. A titre de comparaison, elles étaient 80 % en 2025 et seulement 61 % en 2022.

Bon à savoir : certaines entreprises publient leur résultat après la date d’échéance, le pourcentage d’entreprises va très certainement continuer d’augmenter.

La note moyenne obtenue par les entreprises qui ont publié leur index en 2026 est au même niveau qu’en 2025 : 88,5/100, et en progression par rapport aux années précédentes.

Cette année, 7 % des entreprises ont obtenu une note inférieure à 75/100, contre 6 % en 2025. Des progrès restent à faire puisque, comme l’année passée, seulement 2 % des entreprises ont obtenu une note de 100/100 !

Le ministère du Travail souligne toutefois une nette progression pour l’indicateur relatif à « la parité dans les 10 meilleures rémunérations ». En effet, plus de 300 nouvelles entreprises respectent cette obligation en 2026 par rapport à 2025.

Il existe deux sanctions différentes concernant l’index : une mise en demeure quand vous n’avez pas publié les informations relatives aux écarts de rémunération ou pas défini de mesures de correction. Une pénalité qui concerne les entreprises dont les résultats ont été insuffisants et qui n’ont pas agi dans un délai de 3 ans.

Notez-le : depuis 2019, 1148 mises en demeures concernant l’index ont été notifiées, et 145 pénalités ont été appliquées.

Si vous faites partie des retardataires et que vous avez besoin d’aide pour calculer votre index, les Editions Tissot vous permettent de recevoir rapidement votre index après avoir chargé vos fichiers dans l’applicatif Egapro.

Concernant les écarts de représentation entre les hommes et les femmes parmi les cadres dirigeants et les membres des instances dirigeantes (loi Rixain), qui doivent également être publiés le 1er mars de chaque année par les entreprises d’au moins 1000 salariés, seulement 53 % des entreprises concernées ont publié leurs résultats. Elles étaient 54 % en 2025 et 58 % en 2024.

Il en ressort, à date, que :

  • 72 % des entreprises comptent moins de 40 % de femmes parmi leurs cadres dirigeants (contre 73 % en 2025 et 76 % en 2022) ;
  • et 63 % ont moins de 40 % de femmes dans les instances dirigeantes (contre 64 % en 2025 et 72 % en 2022).

Des inégalités salariales qui persistent et l’espoir d’une amélioration avec une réforme annoncée

La directive européenne du 10 mai 2023, dont la transposition est attendue cette année en France, renforce l’application du principe d’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes en instituant différentes mesures destinées à améliorer la transparence des rémunérations.

Elle institue notamment l’obligation de délivrer aux candidats à un emploi des informations sur la rémunération initiale ou fourchette de rémunération initiale correspondant au poste concerné et sur les dispositions pertinentes de la convention collective appliquées par l’employeur en rapport avec le poste.

La directive prévoit également, pour les salariés déjà en poste, la mise à disposition par l’employeur des critères retenus pour déterminer la rémunération, les niveaux de rémunération et la progression de la rémunération des salariés.

Avec la transposition de la directive l’index devrait évoluer. Une liste de 7 indicateurs devront être calculés et publiés de manière récurrente par les entreprises pour mesurer les écarts de rémunération. Une refonte complète de l’index dès 2027 est annoncée afin d’y intégrer ces nouvelles données.

Pour en savoir plus sur vos futures obligations en matière d’égalité de rémunération, nous vous invitons à consulter notre article dédié sur le site des Editions Tissot.

Ministère du Travail, Déclarations aux indicateurs de l’index égalité professionnelle et de la loi Rixain pour 2026, 9 mars 2026

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